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Carrossier, puis designer de génie
En 1918, Flaminio entre en apprentissage à la carrosserie Macchi. Il débute à l'atelier de menuiserie puis à celui de ferblanterie apprenant ainsi le travail de la tôle.
Il commence alors le modelage de la première maquette d'automobile, futuriste, qui ne verra jamais le jour.
Sa grande habileté le fait remarquer à l'automne 1922, par une délégation française de techniciens, en visite à l'usine Macchi où il travaille. Bertoni se voit alors offrir un voyage d'étude en France, à Paris. |
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Arrivé à Paris au début 1923, il est embauché successivement aux carrosseries Felbert, puis Manessius, et enfin pour une année entière chez Rothschild où il rencontre Lucien Rosengart grand ami d'André Citroën. Flaminio est devenu un carrossier averti et accompli, sachant tout calculer et prévoir les impératifs techniques.
Sa mère souffrante et le mal du pays le font repartir au pays à Varèse, et il réintègre la carrosserie Macchi mais cette fois-ci avec la qualification de dessinateur de premier degré.
En 1929, il démissionne de chez Macchi, car il ne se sent pas considéré à sa juste valeur. Il monte alors son propre bureau de style où il crée toutes sortes de modèles de carrosseries.
Flaminio retourne à Paris en octobre 1931. Grâce à un ami, il retrouve de suite du travail à la Sical (Société Industrielle de carrosserie de Levallois Perret) qui fabrique en sous-traitance des carrosseries pour Citroën. |
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| Bertoni au Quai de Javel |
André Citroën, élève d'Henry Ford, a compris que les constructeur ne peuvent démocratiser l'automobile qu'en réduisant les coûts de fabrication par une production de masse, et que sa marque ne peut se différencier des autres marques françaises qu'en misant sur des solutions techniques innovantes et un style avant-gardiste. Un seul homme pouvait aider André Citroën sur ce dernier point : Flaminio Bertoni.
Bertoni est embauché aux usines d'André Citroën en 1932, où il prend rapidement la direction du service du "Style" de la grande marque automobile, qu'il gardera jusqu'à sa mort en 1964.
Pendant plus de trente ans, il va façonner l'image des véhicules au double chevron. |
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| La Traction Avant |
Remarqué par un ingénieur du bureau des études Citroën, il est rapidement embauché le 27 juin 1932 au Quai de Javel. Il ne se doute alors pas qu'il va y rester toute sa vie et marquer de son empreinte géniale, les principaux succès de la marque.
A son arrivée dans le service carrosserie dirigé par l'ingénieur Cuinet, le projet "V" était techniquement avancé : la future Citroën sera monocoque tout acier sans châssis, et tractée par ses roues avant, en totale avant garde sur son temps. Mais personne n'a idée de la forme qu'elle aura. Trois dessins de l'équipe carrosserie sont présentés à André Citroën, qui les refuse tous.
La grande manifestation du génie de Bertoni a lieu au début du printemps 1933, quand il en sculpte la carrosserie. Du "dessin plan", il vient d'inventer le maquettage volumique en trois dimensions. Sa création provoque l'enthousiasme d'André Citroën et de sa femme, qui lui donne toujours son avis. La "Traction Avant" est née, et sa mise en série est aussitôt ordonnée. |
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Mais avec la mise au point difficile de la berline Traction avant et l'endettement dû aux lourds investissements pour produire cette voiture révolutionnaire, la Société Citroën est mise en liquidation.
L'usine du Quai de Javel est reprise par la famille Michelin fin 1934. Ulcéré, André Citroën meurt quelques mois plus tard.
Avec l'arrivée de Pierre Boulanger aux commandes du bureau d'études des automobiles Citroën, un plan drastique est mis en place et permet le redressement de la situation. La "Traction Avant", plus tard surnommée "reine de la route", est fiabilisée. Elle sera construite pendant vingt trois ans, de 1934 à 1957.
Les défauts de jeunesse de la traction gommés, Bertoni est chargé d'étoffer la gamme par des versions coupé, cabriolet, berline familiale. |
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