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Technologie utile
La DS, si elle est esthétiquement exceptionnelle, l'est aussi par sa technologie qui a bouleversé les standards automobiles. Que ce soit en matière de suspension, de tenue de route, de freinage, de direction, elle a fait sa révolution.
Elle a aussi, par son niveau de prestations, conduit à démocratiser des équipements jusque-là réservés à quelques véhicules d'exception, telles les assistances de direction et de freinage. Rappelons qu'à cette époque, même les plus prestigieuses voitures européennes n'en disposaient pas. |
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Et si les automobiles d'aujourd'hui sont confortables, freinent bien et tiennent bien la route, c'est en grande partie à la DS qu'elles le doivent. Elle a en effet obligé tous les constructeurs à travailler sans relâche pour amener leurs produits au niveau de prestations de la DS. De fait, la DS demeura plus d'une dizaine d'années hors d'atteinte.
C'est la centrale haute pression, rendue nécessaire par la suspension hydropneumatique, qui est au cœur de nombre d'innovations de la DS. Elle fournit sa puissance à la direction assistée, au freinage à disques entrevu à l'époque sur les Jaguar des 24 h du Mans, ou encore à la commande de vitesses avec embrayage automatique, préfigurant la boîte robotisée d'aujourd'hui.
La DS a aussi utilisé dans sa construction des matériaux d'avant-garde comme l'aluminium pour son capot et le plastique pour son toit. |
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| DS pour tous |
La DS a été la voiture de standing par excellence pour de nombreuses catégories de clients. Elle sut s'imposer en vingt ans de carrière comme le véhicule de référence capable de transporter pères de famille, représentants, médecins… et cela bien au-delà de nos frontières. Elle était très appréciée des caravaniers qui en firent la voiture tractrice par excellence. Sans oublier la version ambulance du break qui avait conquis un véritable monopole dans cette profession. Les taxis en achetèrent beaucoup pour son confort et aussi pour l'espace aux places arrière qui convenait parfaitement aux clients. |
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Très appréciée par les gros rouleurs, elle a séduit bon nombre de chefs d'entreprise et de professions libérales. Il faut dire qu'elle avait fière allure, surtout dans sa version Pallas avec ses touches d'inox décoratives et ses raffinements supplémentaires, comme la moquette moelleuse reposant sur une couche de mousse. Et ce qui est remarquable, c'est que la DS était à l'aise en toutes circonstances, à la ville comme à la campagne. En rendez-vous d'affaires comme à la chasse, elle a fait connaître à un plus grand nombre le progrès automobile. |
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| En mission officielle |
Les DS furent pendant de très nombreuses années les voitures officielles des ministres, des préfets et surtout du Général de Gaulle qui les affectionnait tout particulièrement. Il ira même jusqu'à en commander une très spéciale pour l'Elysée qui fut construite par les ateliers du carrossier Chapron en 1968 sur des dessins du bureau d'études Citroën. Il faut dire que lors de l'attentat du Petit Clamart où sa voiture fut mitraillée, il eut la vie sauve grâce à la DS qui lui permit d'échapper à ses agresseurs malgré ses deux pneus crevés.
Ces DS noires formaient des longs cortèges dans les manifestations officielles. Elles ont ainsi descendu plusieurs fois les Champs-Elysées. Ces démonstrations étaient une formidable publicité pour elle, car c'était la preuve que la DS était la voiture de prestige française. Une version baptisée "Prestige" fut d'ailleurs créée dès 1959. Elle était équipée d'une banquette avant munie d'une vitre de séparation entre l'avant et l'arrière, et pouvait déjà disposer d'un radio-téléphone. |
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